07/03/2017


Welcome to Elvis Island




À lire sur D-Fiction : “Welcome to Elvis Island” initialement paru aux éditions art&fiction dans l’ouvrage collectif Aloha.

Aloha : bonjour et au revoir en hawai’i, la langue vernaculaire des îles Sandwich, découvertes en 1778 par Cook, devenues cinquantième et dernier État des USA en 1898. Une belle étoile en dessert au milieu du Pacifique. Aloha, c’est aussi un état d’esprit : le sens de l’hospitalité, le souci d’autrui, le respect de la personne en toutes circonstances. Un authentique programme éditorial. Alors Aloha kakou : bienvenue à tous. Ils sont tous venus, les 27 auteurs et éditeurs de cette collection. Et ils ont pris congé, dignement. Ils se sont tous réunis dans leur élégant mausolée de papier, avec leurs belles gueules de fantômes. Alors Aloha ahiahi : bonsoir !

Aloha parachève la collection Re:Pacific (2012-2016).

Contributions de Hubert Renard, Sarah Hildebrand, Alexandre Friederich, Manuel Perrin, Jérôme Meizoz, Marisa Cornejo, Gérard Genoud, Flynn Maria Bergmann, Alessandro Mercuri, Pascale Favre, Robert Ireland, Marcel Miracle, Pierre Escot, Philippe Fretz, Laurence Boissier, Pierre Loye, Claude-Hubert Tatot, Zabu Wahlen, Christian Pellet, Aymeric Vergnon d’Alançon, Noëlle Corboz, Julia Sørensen, Claudius Weber, Alexandre Loye, Stefan Fretz, Jérôme Stettler.


26/02/2017

langue française


obscène [ɔpsɛn] adjectif
ÉTYM. 1534 ◊ latin obscenus « de mauvais augure »


05/02/2017

And now, the end is near;


And now, the end is near;
And so I face the final curtain.
“My Way”, paroles Paul Anka (1968),
adaptation anglaise de “Comme d'habitude” de Claude François,
Jacques Revaux & Gilles Thibaut (1967)



 President Donald Trump and First Lady Melania Trump First Dance at the Inaugural Ball (1/20/2017)
& Donald Trump's interview with ABC News (1/26/2017)

04/02/2017

oiseux oisifs oiseaux



oiseaux filmés au Jardin Public (Bordeaux, 26 déc 2016) et au chantier de l'îlot Bréguet (Paris 11ème, 28 janv. 2017)

07/01/2017

Paréidolie martienne




« Si demain arrivait par exemple une expédition de martiens, verts,
avec leur long nez et leurs grandes oreilles, et que l’un deux disait :
“je veux me faire baptiser”, qu’arriverait-il ? »
Homélie du Pape François (2014)


Le 20 août 1975 à 17h21, dans les marais du comté de Brevard en Floride, les grenouilles cessent de coasser. Intrigués, les alligators lèvent leurs paupières assoupies. Inquiets, les flamants roses palissent, les tortues se carapacent, les pythons géants resserrent leurs anneaux et les roseaux se penchent à l'écoute du silence. La scène se passe à Cap Canaveral. Une odeur de poudre flotte dans les airs et malgré un taux d'humidité de 100%, le spectre de la combustion spontanée ondoie dans l'atmosphère. Il est 17h22 quand soudain les palmiers s'embrasent. Titan, fils d'Ouranos et de Gaïa, du Ciel et de la Terre, s'envole dans les flammes à la conquête de Mars [...]



::: “Paréidolie martienne” (paru dans La moitié du fourbi, n° 3) à lire en ligne sur D-Fiction

::: Ce texte a fait l’objet d’une intervention à Khiasma en 2016 dans le cadre du Festival Hors Limites.


31/12/2016


Andy & Donald



Andy & Donald vus par Alessandro Mercuri & Haijun Park,



Le 24 avril 1981, Donald Trump se rend à la Factory. Quelques semaines plus tard, Warhol sérigraphie pour le compte de Donald Trump la Trump Tower alors en cours de construction. L’œuvre est réalisée à partir des photographies prises de la maquette de la tour. Mais Donald Trump n’est nullement satisfait du résultat et se refuse à acheter l’œuvre. Andy Warhol lui en tiendra rigueur (d’une manière toute warholienne) : “And I just hate the Trumps because they never bought my Trump Tower portraits. And I also hate them because the cabs on the upper level of their ugly Hyatt Hotel just back up traffic so badly around Grand Central now and it takes me so long to get home.” (The Andy Warhol Diaries, 571) Si Andy ne semble pas porter dans son cœur Donald, la réciproque est toute autre.



Andy Warhol, Trump Tower, 1981, The Andy Warhol Museum, Pittsburgh,
© The Andy Warhol Foundation for the Visual Arts, Inc.



Donald Trump publie à foison. On le dit atteint de graphomanie voire même de graphorrhée. Voici un aperçu non exhaustif de sa bibliographie aux titres si éloquents. La liste s'ouvre par son ars poetica, The Art of the Deal (1987), suivi de :  Surviving at the Top (1990), The Art of Survival (1991), The Art of the Comeback (1997), How to Get Rich (2004), The Way to the Top (2004), Think Like a Billionaire (2004), The Best Golf Advice I Ever Received (2005), How to Build a Fortune (2006), Why We Want You to be Rich (2006), Think Big and Kick Ass in Business and Life (2007), Think Like a Champion (2009). Puis en 2015, dans le cadre de la campagne présidentielle, il publie “Crippled America: How to Make America Great Again”, republié en 2016 en un étrange effet de miroir, sous le titre, “Great Again: How to Fix Our Crippled America”.



“Crippled America: How to Make America Great Again” (2015)
“Great Again: How to Fix Our Crippled America” (2016)



Pour la seule année 2004, Donald Trump publie trois ouvrages dont “Think Like a Billionaire” sous-titré “Everything You Need to Know About Success, Real Estate, and Life”. Le livre s’ouvre par une citation de… Andy Warhol : “Being good in business is the most fascinating kind of art… Making money is art and working is art and good business is the best art.” Le propos est issu de “The Philosophy of Andy Warhol (From A to B & Back Again)” paru en 1975.

Au propos d’Andy Warhol “Art is what you can get away with.” (citation également attribuée à Marshall McLuhan), Donald Trump vient peut-être d’apporter une réponse. Répondant aux questions de journalistes, devant les grilles de sa propriété en Floride de Mar-a-Lago, en compagnie de Don King, le 28 décembre 2016, Trump s’exclame : “The whole age of the computer has made it where nobody knows exactly what’s going on.



“Think Like a Billionaire : Everything You Need to Know About Success” (2004)
“The Philosophy of Andy Warhol (From A to B & Back Again)” (1975)



Ainsi à trente-six ans d’écart, le raccourci prend forme : “Art is what you can get away with and the whole age of the computer has made it where nobody knows exactly what’s going on.” En ce dernier jour de l’année, je vous souhaite de tout cœur une heureuse année 2017 jusqu’à “l’Inauguration Day” et une bien meilleure encore pour les 345 jours suivants.



NOTA : Les informations quant aux affaires entre Andy Warhol et Donald Trump sont en partie issues de l’article “Andy Warhol Talks about Donald Trump throughout the Mid-1980s” de Grace Marston publié sur the warhol blog.